Mes strasbourgeois

Voici celles et ceux qui m’aideront à raconter le Strasbourg d’hier.

Assis à gauche, c’est moi, Antoine Wendling, le patriarche. Nous sommes en 1906 et j’ai déjà 78 ans. Il manque ma chère Marie-Adélaïde qui nous a quittés en 1900, bien trop tôt, me laissant veuf pour de trop longues années.

Nos enfants

Sur le siège de droite, notre ainé, Auguste Wendling, né en 1865. Il m’a rejoint dans mon cabinet d’architecture et prendra ma succession à ma disparition en 1914. Il est resté célibataire. J’ai entendu dire que mes petits-enfants avaient pris l’habitude de le surnommer « l’auguste oncle Auguste ». Mais bel homme, n’est-ce pas ?

Marie Wendling, notre chère fille, est née en 1870. C’est celle qui s’accoude à mon épaule. Elle a fait un beau mariage, comme on disait à mon époque, avec Jean-Baptiste Muller, tout à gauche sur la photo, propriétaire de la pharmacie de la Vierge à Strasbourg. Il l’a d’ailleurs revendue il y a quelques années. Il est désormais rentier.

Auguste et Marie seront la génération de la Première Guerre Mondiale et du retour de l’Alsace à la France. Mais songez que Marie a 48 ans lorsque les troupes françaises entrent dans Strasbourg en 1918.

Nos petits-enfants

Marie et Jean-Baptiste ont eu deux beaux enfants. Jeanne est née en 1891. C’est la plus grande au centre de la photo du haut. Vous remarquez la ressemblance avec sa mère au même âge ? Et le petit René est venu ensuite, en 1895. Il est fièrement accoudé son « auguste oncle Auguste ». Plus tard, il sera lui aussi architecte.

Jeanne et René connaitront les deux guerres mondiales. Ils sont les enfants d’une Alsace tiraillée entre deux puissances, convoitée, abandonnée et reconquise. Les temps de l’insouciance semblent définitivement révolus.

Nos arrière-petits-enfants

Je n’ai pas eu la joie de voir mes petits-enfants se marier. Jeanne épousera un notaire, René Siebert, en 1921. Ils auront trois filles : Colette, Monique et Nicole. Quant à René, de son union avec Antoinette Silbermann de Bitschwiller-les-Thann, naitra Roger, future coqueluche de ses trois cousines.